
Il a vite tourné la page. Giflé par Carlos Alcaraz en finale à Indian Wells (6-3, 6-2) il y a une dizaine de jours, Daniil Medvedev avait indiqué ne pas s’inquiéter sur sa capacité à rebondir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Russe avait raison. En gagnant 19 matches d’affilée avant ce coup d’arrêt, le Russe s’est visiblement rebâti une solide confiance sur laquelle il s’appuie encore à Miami. Le voilà non seulement en quart de finale pour la troisième année consécutive en Floride, mais il y est parvenu en n’abandonnant que 9 petits jeux en 2h13 passées sur le court.
Alors que l’on pouvait légitimement s’interroger sur ses réserves en énergie – il a joué 20 matches en cinq semaines avant de traverser les Etats-Unis pour rejoindre Miami –, il s’est ainsi plus qu’économisé dans la première partie de tournoi. Expéditif raquette en main contre Roberto Carballes Baena pour son entrée en lice (6-1, 6-2) et face à Quentin Halys en huitième de finale (6-4, 6-2), il a aussi profité du retrait du Slovaque Alex Molcan (blessé à la hanche) au 3e tour. Les circonstances lui sont donc plus que favorables pour aller loin.
ATP Miami
Medvedev, une tactique à revoir ? « Un match contre Alcaraz, ce n’est pas assez »
24/03/2023 À 23:14
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Une moitié de tableau décimée
Moins fatigué que prévu, il a ainsi parfaitement géré les aléas climatiques qui ont précédé sa dernière sortie. « Je pensais que le match allait être annulé. Je me suis juste reposé pendant cinq heures, il n’y avait rien d’autre à faire. Je suis assez heureux d’être parvenu à ne pas jouer trop mal, parce que ce n’était pas facile. Je pense que c’est aussi pour ça que Quentin ratait beaucoup. D’habitude, à cette heure (plus de minuit quand la partie a débuté, NDLR), on dort. Donc essayer de jouer, c’était dur« , a-t-il commenté après sa qualification.
Medvedev impitoyable face à Halys : les temps forts de sa victoire expéditive
Tous les feux sont au vert pour Medvedev avant la dernière ligne droite, et ce d’autant plus que sa moitié de tableau est décimée après les sorties de piste de Félix Auger-Aliassime et Stefanos Tsitsipas notamment. Le classement moyen des trois adversaires restants du Russe s’établit à la 55e place mondiale. S’il n’a jamais affronté Christopher Eubanks (119e) ni Francisco Cerundolo (31e), il a gagné trois fois sur quatre contre Karen Khachanov (16e), son rival potentiellement le plus dangereux sur le chemin de la finale. Et sa seule défaite face à son compatriote remonte à l’automne 2018 en demi-finale de Moscou, soit un an avant sa grande percée au plus haut niveau.
Une surface parfaite pour son jeu… et une revanche contre Alcaraz ?
Il doit certes encore le prouver sur le court – c’est le propre du sport de haut niveau – mais on voit mal ce qui pourrait l’empêcher d’être au rendez-vous du match pour le titre dimanche. Son prochain obstacle en quart Christopher Eubanks a beau jouer le tournoi de sa vie, Medvedev semble à l’abri d’une déconvenue tant il a de certitudes en ce moment. Et les conditions de jeu à Miami ne peuvent que le conforter. « C’était beaucoup plus lent l’an passé« , a ainsi expliqué Cerundolo, comme d’autres joueurs en Floride.
La stat qui peut remettre Medvedev dans la course à la place de n°1
Alors que Medvedev comparait le dur californien à de la terre battue, il ne cache pas son plaisir en Floride. Les sensations ont été d’emblée au rendez-vous, en témoigne son utilisation de l’amortie, alors que le Russe n’est pas le plus à l’aise dans le petit jeu. « Après mon match contre Carlos, je me suis dit que je devais utiliser ce coup davantage, s’est-il d’ailleurs amusé après sa victoire au 2e tour. J’ai toujours aimé les amorties, mais ce n’est pas une arme de mon jeu que je vais utiliser 50 fois par match. Il faut avoir confiance au moment de l’exécuter et ça a plutôt bien marché. »
Alcaraz, justement, Medvedev pourrait le retrouver en finale. Et il ne serait pas contre une revanche face à l’Espagnol qui dit, de son côté, « ne pas avoir de préférence entre Indian Wells et Miami ». Dans des conditions plus proches de l’été américain qu’il affectionne particulièrement, le Russe croit pouvoir équilibrer les débats. En attendant d’éventuelles retrouvailles, tout autre résultat qu’une finale pour le grand Daniil serait à ce stade une déception. Et cela en dit long sur le chemin parcouru depuis son élimination au 3e tour de l’Open d’Australie.
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