
Banni de Wimbledon et des compétitions par équipes comme tous ses compatriotes (et les Biélorusses), Andrey Rublev a vécu une saison 2022 qu’il n’avait vraisemblablement pas anticipée avant de l’entamer en janvier. Un mois plus tard, les troupes russes envahissaient l’Ukraine sur ordre de Vladimir Poutine, marquant le début d’un conflit toujours en cours. Malgré tout, les joueuses et joueurs russes ont pu continuer à participer à la majorité des tournois sur les circuits WTA et ATP, avec une image toutefois dégradée.
Comment Andrey Rublev a-t-il donc vécu cette année particulière ? Dans le cadre de la Diriah Tennis Cup, exhibition en Arabie Saoudite à laquelle il prendra part en fin de semaine, l’intéressé s’est confié à Eurosport. « Une des meilleures choses que j’ai faites cette année, ça a été d’écrire ce message à Dubaï. C’était ce que je pouvais faire de plus sensé cette saison. En ce qui me concerne, je suis super chanceux. Je ne peux pas me plaindre parce je peux jouer et voyager. Mais il y a des millions de personnes qui souffrent et c’est terrible« , a-t-il souligné.
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Être soutenu comme ça à Turin, c’était vraiment un moment spécial
Engagé dans le tournoi émirati à la fin du mois de février, soit quelques jours seulement après le déclenchement de la guerre, Rublev avait ainsi signé la caméra après une victoire avec ces mots : « No War Please » (« pas de guerre, s’il vous plait », en français). A un moment où les sportifs étaient sommés de prendre position contre le régime russe pour continuer à exercer leur métier, l’initiative était notable et courageuse, même si elle ne s’attaquait pas directement au maître du Kremlin. Il l’a d’ailleurs réitérée en novembre au Masters de Turin, écrivant cette fois « Peace, Peace, Peace, All we need » (« La paix, la paix, la paix, tout ce dont nous avons besoin », en français).
Et le public italien le lui a bien rendu, ce qui a profondément touché Rublev. « Je n’aime pas parler de moi-même et me tresser des lauriers, je suis le premier à me juger. C’est la raison pour laquelle cette saison surtout avec ce qui s’est passé dans le monde, on peut avoir l’impression qu’on ne mérite pas d’être soutenu. Et quand vous sentez les gens vous encourager… Surtout à Turin, je n’ai jamais ressenti quelque chose comme ça avant. C’était vraiment un moment spécial. »
Ses souhaits seront-ils exaucés en 2023 ? Voir Rublev et ses compatriotes à nouveau au rendez-vous de Wimbledon l’an prochain serait un bon signe pour la qualité de la compétition et l’état du monde. C’est tout le mal qu’on peut lui souhaiter, et surtout au peuple ukrainien.
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