Petit(e), et alors ?

Toujours plus grand, plus fort, plus vite… C’est un peu la manière dont le tennis semble inéluctablement évoluer, avec l’avènement d’une génération de géants ultra-mobiles – deux spécificités qu’on a longtemps cru antinomiques – dont Daniil Medvedev (1,98 m) est la parfaite incarnation.

Dans ces conditions, les « petits » ont tendance à se faire encore plus « petit », surtout chez les hommes.

Depuis Gaston Gaudio (1,75 m) à Roland-Garros 2004, plus aucun joueur de moins d’1,83 m n’a remporté de tournoi du Grand Chelem. Corrélée avec l’agrandissement de l’espèce humaine, cette tendance peut faire oublier la nature même du tennis, un sport qui, parce qu’il nécessite de jouer aussi souvent des coups au-dessus de la tête qu’à ras du sol, donne sa chance à tous les gabarits et tous les styles.

Comme le talent n’est pas proportionnel à la taille, être petit et jouer à très haut niveau n’est donc pas incompatible, ainsi que le prouvent l’Argentin Diego Schwartzman (1,68 m) ou, plus loin dans la hiérarchie, le Japonais Yuta Shimizu, le plus petit joueur classé à l’ATP (1,63 m).

En France, où on a souvent eu des joueurs petits par la taille mais grands par le talent (Grosjean, Clément, Santoro, Delaitre ou encore Moutet et Gaston aujourd’hui). Evan Furness, à peine 1,70 m sous la toise et classé 280è mondial, est un autre exemple. Il nous livre ici ses conseils pour s’en sortir quand on est un joueur de taille « modeste ».

Source Fédération Française de Tennis

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